Combattre la stigmatisation, ça commence chez soi

Dans l’édition du Guide Bien Vivre de ce mois-ci, nous vous présentons deux artistes de la côte Est qui, en offrant leur soutien et leurs idées à leurs communautés, se sont embarqués dans la lutte contre la stigmatisation de la maladie mentale.

Amelia Curran est devenue une défenseure de la santé mentale après avoir pris conscience des difficultés rencontrées par les programmes de soutien dans sa province. Elle se joindra à Unison le jeudi 14 avril pour présenter le panel intitulé IT’S MENTAL : Advocacy and Survival dans le cadre des conférences de la Semaine de la musique de la côte Est

Adam Baldwin est l’un des organisateurs des concerts annuels en hommage à la vie et la musique de son ami et ancien partenaire musicale, Jay Smith, qui s’est enlevé la vie en mars 2013. C’est en son honneur que les amis de Jay ont levé des dizaines de milliers de dollars de fonds pour Unison et d’autres organismes locaux œuvrant pour la santé mentale.

Amelia Curran, IT’S MENTAL

Amelia Curran est une auteure-compositrice-interprète lauréate d’un JUNO et fondatrice de IT’S MENTAL, un groupe de soutien citoyen qui vient en aide à ceux souffrant de troubles de santé mentale et milite pour plus de ressources en santé mentale, notamment dans le but de diminuer la stigmatisation de la maladie mentale. Plus d’informations sont disponibles sur www.itsmental.ca (en anglais).

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous prononcer à travers cette vidéo et IT’S MENTAL?

Au départ, je voulais seulement partager mes expériences, ajouter ma voix au débat grandissant et me joindre au mouvement. Puis, j’ai discuté avec des amis qui font partie de la branche de Saint-Jean de Terre-Neuve de l’Association canadienne pour la santé mentale et ça m’a fait prendre conscience du piteux état dans lequel se trouvent nos services de soins psychologiques.
J’ai rencontré des gens exténués, qui se tuent à essayer de sauver un système qui ne fonctionne simplement pas. Honnêtement, ça m’a mis en colère.

Qu’est-ce qui vous a surpris dans la réaction des gens, que ce soit autour de vous ou en tournée?

Tout m’a surpris. J’avais vraiment sous-estimé la portée et la valeur de la dénonciation. Mon courriel et mes comptes de médias sociaux ont été, submergés en l’espace d’une nuit, de messages d’accueil de la part de la communauté virtuelle, et je peux vous dire une chose : la communauté des groupes de pression est forte, en pleine expansion et prête au changement.

Qu’est-ce qui s’en vient pour IT’S MENTAL?

Nous lançons présentement une grande campagne de t-shirt. Tout au long de l’année, nous allons apparaitre un peu partout dans le pays pour donner nos chandails IT’S MENTAL gratuitement et pour inciter les gens à inonder les médias sociaux de cette phrase. C’est vraiment une question de visibilité. Nous assemblons une armée pour bâtir des solutions.

Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite briser le silence et combattre la stigmatisation, peut-être pour la première fois, dans sa communauté et dans sa vie?

Je dirais que c’est une responsabilité. Il faut toujours se défendre lorsqu’on est aux prises avec un système qui ne sait pas comment s’occuper de nous. Surtout, il faut transmettre cette compassion et se soutenir les uns les autres. Ceux qui brisent les tabous qui entourent la maladie mentale et la dépendance vont se rendre compte qu’ils font partie d’une communauté inspirée, remplie de gens qui ne peuvent contenir leur empathie et qui sauront changer le monde.

Celebrating Jay Smith

JaySmithEvent2016 marque le troisième anniversaire du décès de Jay Smith, artiste solo et guitariste du Matt Mays’ Band. Depuis son décès, ses amis ont organisé des événements à Halifax et à Sydney (N.-É.), ainsi qu’à Vancouver (C.-B.), afin de lever des fonds au profit d’organismes sans but lucratif qui viennent en aide aux victimes de maladie mentale.

« Jay était le meilleur », explique Adam Baldwin lors d’une entrevue avec Global News. « C’était un blagueur sans fin qui adorait les ailes de poulet et la malbouffe. Un gars génial avec qui veiller… C’était quelqu’un de bien, mais il était mal en point et on n’était pas en état de s’occuper de quelqu’un qui était à ce point en difficulté. C’est l’essence de ce qui se trouve derrière les spectacles qu’on organise. »

« Je n’hésite pas du tout à parler de “crise”. Il y a véritablement une crise de la santé mentale à travers la province, à travers le pays, dans mon milieu de travail. C’est le message qu’on essaie de faire passer. »

photo: Joel Plaskett & the Halifax All Stars

Que ce soit par l’organisation d’événements, le versement d’une partie des ventes de billets et de marchandises ou les dons personnels de charité, c’est le soutien des professionnels et des amateurs de musique de partout au Canada qui permet à Unison de continuer à œuvrer.

Vous pouvez vous aussi faire un don de charité déductible d’impôts ici.

Si vous souhaitez qu’Unison fasse partie d’un de vos événements musicaux, faites-nous part de vos idées et nous ferons passer le mot!
Écrivez à Amanda Power à apower@unisonfund.ca

Le Programme de soutien d’Unison est toujours gratuit et totalement confidentiel.

1-855-9UNISON (1-855-986-4766)

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